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3 Techniques Efficaces Pour Lire Plus Vite En Comprenant Aussi Bien Voire Mieux


Le plus grand frein de votre vitesse de lecture est sans aucun doute la subvocalisation.
« Subvocalisation : n. f. Action de prononcer de manière inaudible, dans son esprit. »
Voyons pourquoi :
Le cerveau humain est divisé en 2 parties principales, à savoir  :
  1. L’aire de Broca qui produit la prononciation des mots, ou zone de fonctionnement lente.
  2. L’aire de Wernicke qui gère les mots et leur compréhension, ou zone de fonctionnement rapide.
Les deux zones du cerveau sont utilisées pendant la lecture (même lorsque vous ne prononcez pas les mots). Les zones responsables de la prononciation des mots réduisent la vitesse de lecture.
Fonctionnement lent + fonctionnement rapide = fonctionnement lent.
L’aire de Wernicke ne traite pas les informations acoustiques. Elle est connectée à la partie du cerveau traitant les images visuelles, mais ne reçoit pas les informations visuelles en provenance des yeux. Elle est responsable de la compréhension de la parole.
De plus, elle est utilisée pour la formation et l’élaboration de l’idée de parler. Elle n’est pas utilisée pour sélectionner les mots, mais seulement les idées de discours. Si cette zone est endommagée, on ne peut pas comprendre ce que disent les autres.
Les images motrices des mots sont stockées dans cette partie du cerveau. Cette zone permet de comprendre ce que disent les autres, même s’il nous est impossible de prononcer quoi que ce soit.
Même lorsque la zone est endommagée, l’oreille phonémique ne l’est pas et la personne peut toujours répéter les mots.
La Subvocalisation est nécessaire 
La subvocalisation, ou lecture silencieuse, n’est pas conseillée par les enseignants, car certains universitaires estiment qu’elle est inutile.
Les trois régions du cerveau impliquées dans cette activité (sans compter les yeux) sont l’aire d’association auditive (AAA) qui gère le traitement complexe du son, l’aire de Wernicke (AW) qui donne la compréhension de la langue parlée et écrite, et l’aire de Broca (AB) qui gère la parole et l’articulation.
En termes plus simples, sans subvocalisation (ou renforcement sonore), il n’y a ni lecture ni compréhension de la parole. La subvocalisation est nécessaire, mais pas pour tous les mots, juste pour ceux qui ne font pas partie de notre vocabulaire.
Subvocalisation : bonne ou mauvaise ? 
La subvocalisation est la tendance à prononcer les mots lors de leur lecture. Activer les régions du cerveau liées à la prononciation limite la vitesse de lecture à 250 mots par minute seulement. Ce défaut commun est ce qui limite le rendement des lecteurs moyens.
D’un autre côté, la subvocalisation n’est pas toujours une mauvaise chose.
Bien qu’elle contribue à ralentir, elle n’a pas que des inconvénients. Au moment où la verbalisation réduit votre vitesse de lecture, la subvocalisation peut aider à conserver l’information, tout simplement, car elle répète les idées telles qu’elles sont formées dans votre esprit.
Ralentir pour subvocaliser peut soit vous aider à trouver un sens soit vous ralentir inutilement selon la source.
Parfois, il peut être judicieux de choisir la compréhension sans l’écoute. Cependant, il y a des moments où nous ne pouvons ne pas comprendre sans écouter.
Le problème, c’est que vous avez tendance à perdre une certaine quantité de traitement sur l’information. Si vous parlez de cette façon, ça peut conduire à « ouvrir votre bouche sans réfléchir ».
Éliminer la subvocalisation pour augmenter la vitesse de lecture 
Même si la subvocalisation peut avoir certains avantages, elle limite votre lecture à la vitesse de la parole, environ 200 à 300 mpm seulement – ce qui n’est pas vraiment un « bon » taux de lecture.
Alors, comment peut-on se débarrasser de cette « voix intérieure » qui réduit notre vitesse de lecture ? Voici certaines façons de lire rapidement en éliminant la subvocalisation :
1. Court-circuitez le processus.
Comme mentionné plus tôt, les lecteurs plus lents que la moyenne sont ralentis lorsqu’ils lisent mot à mot. Ce qui fait qu’ils s’entendent verbalement ou mentalement prononcer chaque mot avant de comprendre leur sens.
Cependant, il existe un meilleur moyen. Lire plus rapidement élimine le fait de s’entendre prononcer chaque mot – vous regardez un mot et allez directement à la compréhension de celui-ci.
2. Ajustez le rythme.
En fait, cela consiste à renforcer les efforts initiaux pour court-circuiter le processus comme indiqué ci-dessus. Intensifier le mouvement des yeux sur la page pour empêcher que la voix intérieure de prononcer le texte que vous lisez.
Prenez le rythme du doigt, stylo, ou carte lors de votre lecture. L’objectif étant ici de vous distraire pour passer le processus de subvocalisation et accélérer le processus de lecture.
3. Toujours regarder le texte dans son intégralité. 
Lors de la lecture, les gens ont tendance à se focaliser sur le mot ou les blocs de mots uniquement, sans faire attention à la pensée générale et/ou idée exprimée dans la phrase, le paragraphe, et le texte dans son ensemble. Focalisez-vous plutôt sur l’idée globale exprimée par le livre, article, ou autre texte que vous avez entre les mains.
Une pratique constante de ces techniques augmente le nombre de mots lus à chaque fois que l’œil s’arrête, mais aussi votre rythme de lecture.

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